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Revolut pèse 115 Mds$ et dépasse Société Générale en Bourse
Revolut atteint 115 milliards de dollars de valorisation, devant Barclays et Société Générale, mais son activité de crédit reste encore marginale.

Revolut a franchi début octobre 2026 une valorisation privée de 115 milliards de dollars, soit environ 103 milliards d'euros, selon Reuters. Un niveau qui place désormais la néobanque britannique au-dessus de la capitalisation boursière de Barclays et de Société Générale, chacune autour de 58 milliards d'euros. De quoi nourrir l'idée que Revolut n'est plus seulement une application pour voyageurs, mais un concurrent de poids pour les banques installées, même si la réalité de son activité reste plus nuancée.
Une valorisation qui dépasse deux banques historiques
Fondée en 2015 au Royaume-Uni, Revolut a mis dix ans à atteindre ce seuil de valorisation. Cette estimation vient d'un tour de financement privé et ne reflète pas un cours de Bourse, puisque Revolut n'est pas cotée : elle traduit surtout la confiance des investisseurs dans sa croissance, et non une mesure identique à la capitalisation boursière des banques traditionnelles citées en comparaison. Des dirigeants de banques européennes la décrivent aujourd'hui comme leur principale menace concurrentielle, rapporte Zonebourse.
Deux fois plus de clients que HSBC
Sur le plan du nombre de comptes, Revolut revendique 80 millions de clients dans le monde. À titre de comparaison, HSBC en compte 41 millions, soit environ deux fois moins, tandis que JPMorgan reste devant avec 84 millions de clients. C'est ce volume d'utilisateurs, construit en grande partie sur les paiements, le change et les comptes au quotidien, qui explique en bonne partie l'attrait de Revolut auprès des investisseurs.
Le crédit, point faible face aux banques traditionnelles
La comparaison avec les banques classiques devient beaucoup moins favorable à Revolut sur l'activité de crédit, qui reste le cœur du métier bancaire traditionnel. Fin 2025, Revolut ne portait que 2,2 milliards de livres sterling de prêts, pour un ratio prêts/dépôts de 6 %. HSBC affiche un ratio de 55 % et Société Générale de 86 %, signe que ces deux établissements prêtent une part bien plus importante de l'argent déposé par leurs clients.
Concrètement, pour un client français, cela veut dire que la montée en puissance de Revolut concerne surtout le compte courant, la carte et les paiements du quotidien. Sur le crédit immobilier ou l'épargne réglementée, les banques traditionnelles restent, pour l'instant, sur un terrain largement différent.
Un ex-patron de Société Générale recruté
Signe que Revolut cherche justement à renforcer sa crédibilité institutionnelle en Europe, l'entreprise a recruté Frédéric Oudéa, ancien directeur général de Société Générale, selon les mêmes sources. Un choix qui s'inscrit dans une stratégie d'élargissement progressif vers des services bancaires plus classiques, au-delà des paiements qui ont fait son succès initial.
Le ratio prêts/dépôts de 6 % illustre à lui seul l'écart qui subsiste encore entre le modèle de Revolut et celui d'une banque de réseau comme Société Générale ou HSBC.
Pour les utilisateurs de Revolut en France, cette actualité ne change rien dans l'immédiat aux conditions d'utilisation de l'application. Elle confirme en revanche le poids pris par la néobanque face aux établissements traditionnels, au moins sur le nombre de clients et l'image.
Comme toujours, il est conseillé de vérifier dans l'application les conditions à jour de son compte avant toute décision.

