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Revolut obtient enfin sa licence bancaire complète en France

Depuis le 10 août 2026, Revolut opère en France sous une vraie licence bancaire française, avec de nouveaux produits et une garantie des dépôts changée.

Revolut obtient enfin sa licence bancaire complète en France

Le 10 août 2026, Revolut a franchi une étape réglementaire attendue depuis longtemps : sa filiale Revolut Bank S.A. a reçu un agrément bancaire complet en France, délivré conjointement par l'ACPR et la Banque centrale européenne. Jusqu'ici, Revolut opérait en France via un simple passeport européen adossé à sa licence bancaire lituanienne. Ce changement de statut a des conséquences concrètes pour les millions d'utilisateurs français de l'application.

9,1 millionsclients Revolut en France (juin 2026)
10 millionsobjectif de clients d'ici 2027

Un agrément bancaire, pas un simple label marketing

Concrètement, obtenir cet agrément signifie que Revolut Bank S.A. est désormais supervisée directement comme une banque en France, et non plus seulement contrôlée depuis la Lituanie via le mécanisme de passeportage européen. Selon LesFrançais.press, ce statut ouvre la voie à des produits jusque-là hors de portée : crédit à la consommation, crédit immobilier, Livret A et LDDS. Des produits que seules les banques pleinement agréées peuvent distribuer en France.

L'autre changement, moins visible mais tout aussi important, concerne la protection de l'argent déposé. Les dépôts des clients français vont progressivement basculer de la garantie des dépôts lituanienne vers le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) français, l'organisme qui protège les comptes bancaires en France jusqu'à 100 000 euros par déposant et par établissement.

Ce qui change pour les utilisateurs de l'application

Pour un client Revolut aujourd'hui, rien ne change du jour au lendemain dans l'usage quotidien de la carte ou de l'application. Le basculement des dépôts vers la garantie française et l'arrivée de nouveaux produits (Livret A, LDDS, crédit immobilier) devraient se faire progressivement, sans date de généralisation communiquée à ce stade. Avec près de 9,1 millions de clients revendiqués en France fin juin 2026 — ce qui en fait la première banque en ligne du pays devant ses concurrentes traditionnelles et néobanques — Revolut vise désormais 10 millions d'utilisateurs d'ici 2027, un objectif que ce nouveau statut bancaire est censé faciliter en élargissant sa gamme de services.

Où se situent les autres néobanques face à Revolut

Ce mouvement remet en perspective la position des autres acteurs du marché français des néobanques. L'allemande N26 opère toujours en France via un agrément passporté délivré par le régulateur allemand, la BaFin, sans licence française propre. À l'inverse, Sumeria (ex-Lydia) a choisi un autre chemin réglementaire : c'est un établissement de monnaie électronique agréé directement par l'ACPR, avec une garantie des dépôts FGDR déjà en place.

Selon ExpertBanque, le marché français compte aujourd'hui plus d'une quinzaine de néobanques actives pour environ 8 millions de clients cumulés, et plusieurs d'entre elles ont déjà basculé vers un statut d'établissement bancaire ou de monnaie électronique pleinement régulé en France. L'agrément obtenu par Revolut illustre une tendance de fond : les néobanques les plus installées ne se contentent plus du statut d'application de paiement sous passeport européen, elles cherchent à devenir des banques complètes, avec les obligations réglementaires — mais aussi les produits — que cela suppose.

La distinction entre néobanque et banque traditionnelle s'efface progressivement à mesure que les acteurs leaders obtiennent des agréments locaux complets plutôt que de s'appuyer sur un simple passeport européen.

Les nouveaux produits (Livret A, LDDS, crédit immobilier) et le calendrier exact de bascule des garanties de dépôts n'étant pas encore détaillés dans leur intégralité, il reste utile de vérifier les conditions à jour directement dans l'application Revolut avant toute décision.

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Sources