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Revolut décroche une licence bancaire conditionnelle aux USA
L'OCC donne son feu vert préliminaire à une banque Revolut aux États-Unis, avec un stablecoin en projet. Rien ne change encore pour les utilisateurs en France.

Revolut a franchi une étape réglementaire aux États-Unis : le 3 septembre 2026, l'Office of the Comptroller of the Currency (OCC), le régulateur bancaire fédéral américain, a accordé à la néobanque une autorisation conditionnelle pour créer une banque nationale, Revolut Bank US, N.A. Cette décision, référencée sous le numéro 1390, ne rend pas la banque opérationnelle : deux validations supplémentaires restent nécessaires, et un stablecoin est déjà annoncé pour accompagner ce lancement américain. Pour les clients de l'application en France, aucun changement immédiat n'est à signaler.
Ce que l'OCC a réellement approuvé
L'autorisation obtenue par Revolut est qualifiée de « préliminaire » par le régulateur américain, comme le rapportent The Block et Retail Banker International. Concrètement, Revolut doit encore décrocher l'assurance-dépôts de la FDIC (l'organisme qui garantit les dépôts bancaires américains) et l'aval de la Réserve fédérale avant de pouvoir ouvrir des comptes. Le Journal du Web situe un lancement effectif au mieux en 2027, à condition que ces deux feux verts soient obtenus.
Ce n'est pas la première licence bancaire du groupe : Revolut en détient déjà au Royaume-Uni, en France et en Australie, ainsi qu'une licence de paiement aux Émirats arabes unis. L'enjeu américain est différent par sa taille : c'est le marché où Revolut est le moins implanté par rapport à ses concurrents locaux.
Un stablecoin, mais pas émis par Revolut
Le projet américain s'accompagne d'un stablecoin (un jeton numérique adossé à une monnaie, ici probablement le dollar) destiné aux clients de la future banque. Point important relevé par Stablecoin Insider : Revolut n'émettrait pas elle-même ce stablecoin. La banque assurerait la distribution, l'accès client et la conservation via une filiale technologique, tandis qu'un émetteur tiers resterait responsable des réserves qui garantissent la valeur du jeton. Ce montage limite l'exposition réglementaire directe de Revolut sur la partie la plus sensible du dispositif.
Le précédent européen : l'EURR
Ce schéma n'est pas inédit : il reproduit celui déjà déployé en Europe avec l'EURR, un stablecoin en euros conforme au règlement européen MiCA. Lancé en août 2026 au Danemark, en Pologne et au Portugal, ce jeton est émis par Bridge Building S.A., une filiale de Stripe, Revolut se limitant là aussi au rôle de distributeur auprès de ses clients, comme le détaille crypto.news. L'EURR n'est pour l'instant disponible dans aucun autre pays européen, et la France n'en fait pas partie.
Ce que ça change pour les utilisateurs en France
À court terme, rien de concret pour l'application utilisée en France : cette annonce concerne une entité américaine distincte, encore soumise à deux autorisations avant tout lancement. Son intérêt est surtout stratégique. Elle confirme que Revolut mise sur les stablecoins comme brique d'expansion internationale, en s'appuyant sur des émetteurs tiers plutôt qu'en portant elle-même le risque réglementaire lié à l'émission. C'est aussi un rappel que le groupe dispose d'une licence bancaire française obtenue récemment, ce qui alimente ses ambitions dans plusieurs zones à la fois.
Les fonctionnalités et conditions disponibles varient selon le pays et évoluent régulièrement : mieux vaut vérifier ce qui est réellement actif dans l'app avant de s'appuyer sur une annonce internationale.


