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Revolut demande une licence bancaire en Suisse
Revolut a déposé une demande de licence bancaire auprès de la FINMA et promet 150 millions de francs suisses d'investissement d'ici 2031.

Revolut passe à l'étape suivante en Suisse. Mi-septembre 2026, la néobanque britannique a déposé une demande de licence bancaire auprès de la FINMA, l'autorité de surveillance des marchés financiers suisse. L'entreprise revendique déjà plus de 1,3 million de clients dans le pays, ce qui en fait la première néobanque suisse en nombre d'utilisateurs, et s'engage à investir plus de 150 millions de francs suisses sur place au cours des cinq prochaines années.
Ce qui change concrètement
Aujourd'hui, les services de Revolut en Suisse transitent par sa filiale bancaire lituanienne, Revolut Bank UAB. Une licence FINMA changerait la nature de l'offre locale : l'application pourrait proposer un IBAN suisse, un compte salaire, l'eBill (le système de paiement de factures utilisé par les banques suisses), l'acquisition de paiements pour les commerçants, et l'accès à la garantie suisse des dépôts. Selon Le Temps, Revolut étudie aussi une intégration à Twint, le système de paiement mobile incontournable en Suisse, ainsi que des produits d'épargne retraite de pilier 3a.
Si la licence est accordée, la Suisse deviendrait la quatrième juridiction où Revolut opère avec sa propre licence bancaire autonome, après le Royaume-Uni, la Lituanie et la France. C'est un point de comparaison utile pour les utilisateurs français : Revolut y dispose déjà du statut de banque de plein exercice, contrairement à la situation suisse actuelle où le groupe reste un établissement de paiement adossé à sa licence lituanienne.
Une ambition affichée de banque « du quotidien »
D'après ICTjournal, Revolut vise jusqu'à 15 % de pénétration de la population suisse à terme, un objectif qui suppose de convaincre les Suisses de basculer leur compte principal, pas seulement une carte d'appoint pour les voyages. L'entreprise emploie actuellement une trentaine de personnes dans le pays et prévoit de tripler ses effectifs d'ici fin 2027, un signal que l'implantation ne se limite pas à une démarche réglementaire.
Revolut communique elle-même sur cette ambition dans son communiqué officiel, où le groupe présente cette étape comme la volonté de devenir « la banque du quotidien » des ménages suisses.
Aucun impact direct pour les utilisateurs en France
Pour les clients français de Revolut, cette annonce ne change rien à l'usage de l'application au quotidien : il s'agit d'une expansion géographique financée par la structure européenne du groupe, pas d'une évolution de l'offre en France. C'est surtout un indicateur de trajectoire : Revolut continue de vouloir obtenir, marché par marché, le statut de banque agréée localement plutôt que de rester un simple établissement de paiement passeporté depuis un autre pays européen. Bloomberg replace d'ailleurs cette demande dans une stratégie de croissance internationale plus large du groupe.
La procédure auprès de la FINMA n'a pas de calendrier public précis à ce stade. En attendant une éventuelle décision, les fonctionnalités mentionnées (IBAN suisse, Twint, pilier 3a) restent à l'état de projet. Comme toujours avec les évolutions d'offre bancaire, mieux vaut vérifier les conditions et fonctionnalités réellement disponibles directement dans l'application Revolut plutôt que de se fier à des annonces d'intention.


